Tissage Métier à tisser Techniques de tissage Tissage du monde Tissage Artisanal Littérature Documentation Réalisations
Navette_Vitrail
mardi 7 septembre 2010
Set de table (coton, lin)
Libellés :
Serge
Pays/territoire :
Nogent-sur-Marne, France
mardi 3 août 2010
Cours complet de fabrique pour les étoffes de soie / par M. F. Peyot
Titre : Cours complet de fabrique pour les étoffes de soie / par M. F. Peyot,...
Auteur : Peyot, F.
Éditeur : L. Perrin (Lyon)
Date d'édition : 1866
Sujet : Soie -- Filature
Sujet : Tissage de la soie
Type : monographie imprimée
Langue : Français
Format : IV-242 p.-52 pl. : fig. ; in-fol.
Format : application/pdf
Droits : domaine public
Identifiant : ark:/12148/bpt6k108043w
Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, V 5540
Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb31096423k
Provenance : bnf.fr
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Extrait table des matières :
TABLE DES PLANCHES
- Planches Figures Pages du texte
Manière de passer la chaîne dans une lisse à coulisse 4
Manière de passer la chaîne dans une lisse anglaise 4
Manière de passer la chaîne dans la demi-maille d'un corps anglais 4
Manière de passer la chaîne dans un maillon ordinaire 4
Manière de passer la chaîne dans un maillon à plusieurs trous 4
Manière de passer la chaîne sur une lisse de levée 4
Manière de passer la chaîne sur une lisse de rabat 4
Principes des décompositions du taffetas 29
Principes des décompositions du sergé 29
Principes des décompositions du satin 30
Principes des décompositions du reps 30
Principes pour peindre les armures d'après le remettage en deux corps 30
Principes pour peindre les armures d'après le remettage amalgamé 31
Principes pour peindre les armures d'après le remettage interrompu 31
Principes pour obtenir, par le remettage, plusieurs armures sur les mêmes lisses 31
Sergé et satin anglais 31
Batavia et royale, sergé et reps 31
Satin et chevron 31
Satin et basiné 31
Principes pour faire les étoffes en deux couleurs sans envers 32
Taffetas double étoffe 32
Taffetas deux couleurs sans envers 33
Sergé sans envers 33
Cannelé sans envers 33
Empoutage suivi en quatre chemins de 60 cordes 76
Planche d'arcades, d'une seule pièce 77
Planche d'arcades, brisée 77
Tracé d'un empoutage suivi en six chemins 77
Tracé d'un empoutage suivi en deux corps, pour brillantine, en quatre chemins 77
Tracé d'un empoutage suivi en quatre corps, pour satin à deux fils au maillon, en quatre chemins 77
Tracé d'un empoutage suivi pour ombrelle, en quatre chemins de fond et deux à retour pour bordures 77
Tracé d'un empoutage à pointe 78
Tracé d'un empoutage à pointe et à retour 78
Tracé d'un empoutage bâtard 78
Tracé d'un empoutage en double corps 78
Tracé d'un empoutage en double corps pour velours 78
Tracé d'un empoutage en taffetas, deux arcades au collet 78
Tracé d'un empoutage en deux corps, deux arcades au collet 78
Tracé d'un empoutage à pointe, pour châle cachemire deux arcades au collet et deux mécaniques 78
Tracés des empoutages sur plusieurs corps, pour les articles à plusieurs fils au maillon. 79
Tracés des empoutages sur plusieurs corps, pour les articles à plusieurs fils au maillon, et ces mêmes fils passés isolément sur des lisses de levée 80
Tracés des empoutages en taffetas, sur plusieurs corps, pour les articles à plusieurs arcades au collet 82
Tracés des empoutages sur plusieurs corps, pour les articles à tringles à un seul fil au maillon 84
Empoutages sur plusieurs corps et remettages pour les articles à corps et à lisses, vus par côté 80
Empoutage sur deux corps, par deux cordes, deux fils au maillon, dont un des deux est passé sur quatre lisses 81
Empoutage sur quatre corps, par une corde, deux fils au maillon passés sur huit lisses 81
Empoutage sur quatre corps, par deux cordes, deux fils au maillon passés sur seize lisses 82
Empoutage sur huit corps, par une corde, deux fils au maillon passés sur seize lisses 82
Empoutage en taffetas sur huit corps, deux arcades au collet, deux fils au maillon passés sur seize lisses 83
Empoutage en taffetas sur huit corps, quatre arcades au collet, deux fils au maillon passés sur seize lisses 83
Empoutages, remettages et colletages pour les montages à tringles, vus par côté 84
Empoutage sur quatre corps, deux arcades au collet, les maillons suspendus à vingt-quatre tringles 85
Empoutage sur quatre corps, trois arcades au collet, les maillons suspendus à vingt-quatre tringles 85
Empoutage sur quatre corps, quatre arcades au collet, les maillons suspendus à vingt-quatre tringles 86
Empoutage sur six corps, deux arcades au collet, les maillons suspendus à vingt-quatre tringles 86
Système de la mécanique à la Jacquard 66, 77, 88
(Marqué 3 par erreur). Système du lisage 70
Mise en carte 71
Marqué 1 par erreur). Fraction de carton 71
Cartons percés de tous les trous dont on peut se servir à chaque mécanique à la Jacquard. 72
Disposition des crochets sur les cartons, d'après la carte 72
Disposition des crochets sur les cartons, d'après le colletage 72
Effet de l'armure taffetas sur des cartons d'armures 72
Effet de l'armure sergé de quatre sur des cartons d'armures 72
Effet du satin de cinq 73
Effet du satin de six 73
Effet du satin de huit 73
Quatre accrochages sur le même carton 73
Manière de lire les armures sur les cartons en 400, d'après la carte 74
Manière de corriger les fautes de lisage sur les cartons 74
Principes des envergeures 89
Montage pour une brillantine et pour toutes les étoffes qui n'ont qu'un fil au maillon 90, 159
Montage pour un taffetas façonné deux chaînes 90, 160, 162
Montage et armure pour un taffetas à poil 91, 162
Montage et armure pour une côteline 92, 164
Montage et armure pour un matelassé 92, 165
Montage et armure pour une broderie à deux fils au maillon 92, 166
Montage et armure pour une broderie à deux arcades au collet et à tringles 93, 167
Montage et armure pour un taffetas et satin à tringles 93, 168
Montage et armure pour un satin lancé 94, 169, 170
Montage et armure pour un satin et gros de Tours 94, 171
Montage et armure pour un droguet et une lustrine 95, 174
Montage et armures pour un crêpe de Chine 95, 175
Montage et armures pour un damas sans envers 96, 177
Montage et armures pour un damassé pour meubles 96, 180
Montages et armures pour une brocatelle ou pour un damas 97, 182, 184
Montage et armures pour un lampas 97, 185
Montage et armures pour un cannetillé 97, 186
Montage et armures pour une taille douce 98, 188
Montage et armures pour un brocart relevé 98, 189
Montage au quart et armures pour un châle cachemire 99, 191
Déroulage vu du côté du cylindre 100
Déroulage vu du côté de la jumelle de devant 100
Filage des cocons 113
Devidage de la grège 114
Doublage 114
Moulinage de la trame 115
Moulinage de l'organsin 115
Montage et armure pour un velours frisé uni 101, 195
Montage et armures pour un velours coupé uni 102, 197
Montage pour un velours façonné liséré deux lats 102, 201
Montage et armure pour un velours fond batavia avec lancé 103, 203
Montage et armure pour un velours ciselé fond satin à lisses 103, 204
Montage et armure pour un velours broderie double corps 104, 205
Montage et armure pour une gaze zéphyr 104, 210
Montage et armure pour une gaze trois places 105, 212
Principes des cordons de rubans 105
Esquisse 221
Contre-semplés 221
Lignes obliques 223
Grossissement des lignes obliques régulières 223
Grossissement des lignes obliques irrégulières 223
Lignes courbes 223
Fondu sur un satin de dix-huit 224
Fondu caillouté 224
Fondu par les satins qui dégradent de un 225
Fondu par les satins qui dégradent de deux 225
Fondu par les satins qui dégradent de deux et qui sergent dans le même sens 225
Fondu par les satins qui dégradent de deux et qui sergent dans le même sens 225
Fondu par les satins qui dégradent de trois 226
Fondu par les satins qui dégradent de trois et qui sergent dans le même sens 226
Fondu par les satins qui dégradent de trois et qui sergent dans le même sens 226
Fondu régulier sur un satin de cinq 226
Fondu régulier sur un satin de sept 226
Fondu régulier sur un satin de huit 227
1er fondu irrégulier sur un satin de huit 227
2e fondu irrégulier sur un satin de huit 227
3e fondu irrégulier sur un satin de huit 227
- FIN DE LA TABLE DES PLANCHES.
Auteur : Peyot, F.
Éditeur : L. Perrin (Lyon)
Date d'édition : 1866
Sujet : Soie -- Filature
Sujet : Tissage de la soie
Type : monographie imprimée
Langue : Français
Format : IV-242 p.-52 pl. : fig. ; in-fol.
Format : application/pdf
Droits : domaine public
Identifiant : ark:/12148/bpt6k108043w
Source : Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, V 5540
Relation : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb31096423k
Provenance : bnf.fr
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Extrait table des matières :
TABLE DES PLANCHES
- Planches Figures Pages du texte
Manière de passer la chaîne dans une lisse à coulisse 4
Manière de passer la chaîne dans une lisse anglaise 4
Manière de passer la chaîne dans la demi-maille d'un corps anglais 4
Manière de passer la chaîne dans un maillon ordinaire 4
Manière de passer la chaîne dans un maillon à plusieurs trous 4
Manière de passer la chaîne sur une lisse de levée 4
Manière de passer la chaîne sur une lisse de rabat 4
Principes des décompositions du taffetas 29
Principes des décompositions du sergé 29
Principes des décompositions du satin 30
Principes des décompositions du reps 30
Principes pour peindre les armures d'après le remettage en deux corps 30
Principes pour peindre les armures d'après le remettage amalgamé 31
Principes pour peindre les armures d'après le remettage interrompu 31
Principes pour obtenir, par le remettage, plusieurs armures sur les mêmes lisses 31
Sergé et satin anglais 31
Batavia et royale, sergé et reps 31
Satin et chevron 31
Satin et basiné 31
Principes pour faire les étoffes en deux couleurs sans envers 32
Taffetas double étoffe 32
Taffetas deux couleurs sans envers 33
Sergé sans envers 33
Cannelé sans envers 33
Empoutage suivi en quatre chemins de 60 cordes 76
Planche d'arcades, d'une seule pièce 77
Planche d'arcades, brisée 77
Tracé d'un empoutage suivi en six chemins 77
Tracé d'un empoutage suivi en deux corps, pour brillantine, en quatre chemins 77
Tracé d'un empoutage suivi en quatre corps, pour satin à deux fils au maillon, en quatre chemins 77
Tracé d'un empoutage suivi pour ombrelle, en quatre chemins de fond et deux à retour pour bordures 77
Tracé d'un empoutage à pointe 78
Tracé d'un empoutage à pointe et à retour 78
Tracé d'un empoutage bâtard 78
Tracé d'un empoutage en double corps 78
Tracé d'un empoutage en double corps pour velours 78
Tracé d'un empoutage en taffetas, deux arcades au collet 78
Tracé d'un empoutage en deux corps, deux arcades au collet 78
Tracé d'un empoutage à pointe, pour châle cachemire deux arcades au collet et deux mécaniques 78
Tracés des empoutages sur plusieurs corps, pour les articles à plusieurs fils au maillon. 79
Tracés des empoutages sur plusieurs corps, pour les articles à plusieurs fils au maillon, et ces mêmes fils passés isolément sur des lisses de levée 80
Tracés des empoutages en taffetas, sur plusieurs corps, pour les articles à plusieurs arcades au collet 82
Tracés des empoutages sur plusieurs corps, pour les articles à tringles à un seul fil au maillon 84
Empoutages sur plusieurs corps et remettages pour les articles à corps et à lisses, vus par côté 80
Empoutage sur deux corps, par deux cordes, deux fils au maillon, dont un des deux est passé sur quatre lisses 81
Empoutage sur quatre corps, par une corde, deux fils au maillon passés sur huit lisses 81
Empoutage sur quatre corps, par deux cordes, deux fils au maillon passés sur seize lisses 82
Empoutage sur huit corps, par une corde, deux fils au maillon passés sur seize lisses 82
Empoutage en taffetas sur huit corps, deux arcades au collet, deux fils au maillon passés sur seize lisses 83
Empoutage en taffetas sur huit corps, quatre arcades au collet, deux fils au maillon passés sur seize lisses 83
Empoutages, remettages et colletages pour les montages à tringles, vus par côté 84
Empoutage sur quatre corps, deux arcades au collet, les maillons suspendus à vingt-quatre tringles 85
Empoutage sur quatre corps, trois arcades au collet, les maillons suspendus à vingt-quatre tringles 85
Empoutage sur quatre corps, quatre arcades au collet, les maillons suspendus à vingt-quatre tringles 86
Empoutage sur six corps, deux arcades au collet, les maillons suspendus à vingt-quatre tringles 86
Système de la mécanique à la Jacquard 66, 77, 88
(Marqué 3 par erreur). Système du lisage 70
Mise en carte 71
Marqué 1 par erreur). Fraction de carton 71
Cartons percés de tous les trous dont on peut se servir à chaque mécanique à la Jacquard. 72
Disposition des crochets sur les cartons, d'après la carte 72
Disposition des crochets sur les cartons, d'après le colletage 72
Effet de l'armure taffetas sur des cartons d'armures 72
Effet de l'armure sergé de quatre sur des cartons d'armures 72
Effet du satin de cinq 73
Effet du satin de six 73
Effet du satin de huit 73
Quatre accrochages sur le même carton 73
Manière de lire les armures sur les cartons en 400, d'après la carte 74
Manière de corriger les fautes de lisage sur les cartons 74
Principes des envergeures 89
Montage pour une brillantine et pour toutes les étoffes qui n'ont qu'un fil au maillon 90, 159
Montage pour un taffetas façonné deux chaînes 90, 160, 162
Montage et armure pour un taffetas à poil 91, 162
Montage et armure pour une côteline 92, 164
Montage et armure pour un matelassé 92, 165
Montage et armure pour une broderie à deux fils au maillon 92, 166
Montage et armure pour une broderie à deux arcades au collet et à tringles 93, 167
Montage et armure pour un taffetas et satin à tringles 93, 168
Montage et armure pour un satin lancé 94, 169, 170
Montage et armure pour un satin et gros de Tours 94, 171
Montage et armure pour un droguet et une lustrine 95, 174
Montage et armures pour un crêpe de Chine 95, 175
Montage et armures pour un damas sans envers 96, 177
Montage et armures pour un damassé pour meubles 96, 180
Montages et armures pour une brocatelle ou pour un damas 97, 182, 184
Montage et armures pour un lampas 97, 185
Montage et armures pour un cannetillé 97, 186
Montage et armures pour une taille douce 98, 188
Montage et armures pour un brocart relevé 98, 189
Montage au quart et armures pour un châle cachemire 99, 191
Déroulage vu du côté du cylindre 100
Déroulage vu du côté de la jumelle de devant 100
Filage des cocons 113
Devidage de la grège 114
Doublage 114
Moulinage de la trame 115
Moulinage de l'organsin 115
Montage et armure pour un velours frisé uni 101, 195
Montage et armures pour un velours coupé uni 102, 197
Montage pour un velours façonné liséré deux lats 102, 201
Montage et armure pour un velours fond batavia avec lancé 103, 203
Montage et armure pour un velours ciselé fond satin à lisses 103, 204
Montage et armure pour un velours broderie double corps 104, 205
Montage et armure pour une gaze zéphyr 104, 210
Montage et armure pour une gaze trois places 105, 212
Principes des cordons de rubans 105
Esquisse 221
Contre-semplés 221
Lignes obliques 223
Grossissement des lignes obliques régulières 223
Grossissement des lignes obliques irrégulières 223
Lignes courbes 223
Fondu sur un satin de dix-huit 224
Fondu caillouté 224
Fondu par les satins qui dégradent de un 225
Fondu par les satins qui dégradent de deux 225
Fondu par les satins qui dégradent de deux et qui sergent dans le même sens 225
Fondu par les satins qui dégradent de deux et qui sergent dans le même sens 225
Fondu par les satins qui dégradent de trois 226
Fondu par les satins qui dégradent de trois et qui sergent dans le même sens 226
Fondu par les satins qui dégradent de trois et qui sergent dans le même sens 226
Fondu régulier sur un satin de cinq 226
Fondu régulier sur un satin de sept 226
Fondu régulier sur un satin de huit 227
1er fondu irrégulier sur un satin de huit 227
2e fondu irrégulier sur un satin de huit 227
3e fondu irrégulier sur un satin de huit 227
- FIN DE LA TABLE DES PLANCHES.
mercredi 5 mai 2010
Un peu d'histoire ..... La Lirette
La lirette est un tissage qui a connu une expansion toute particulière en Saintonge.
Ce tissage serait apparu dans le milieu paysan au XVIe ou au XVIIe siècle.
Il s’est ensuite développé aux XVIIIe et XIXe siècles et se serait arrêté à la fin de la première guerre mondiale.
Comme tout tissage, la lirette consiste en l’entrecroisement de fils de chaîne et d’une trame. La chaîne est en chanvre ou en lin.
La trame est constituée de fines bandes de tissu. C’est un souci de récupération qui a motivé cette technique : on découpait de vieilles étoffes
afin de confectionner une nouvelle pièce de tissu, la lirette servait généralement de tapis. La diversité des tissus utilisés donne à la lirette un aspect multicolore.
Cette technique de tissage, répandue en Saintonge, se retrouve également dans d’autres régions de France, ainsi qu’à l’étranger.
Ce tissage serait apparu dans le milieu paysan au XVIe ou au XVIIe siècle.
Il s’est ensuite développé aux XVIIIe et XIXe siècles et se serait arrêté à la fin de la première guerre mondiale.
Comme tout tissage, la lirette consiste en l’entrecroisement de fils de chaîne et d’une trame. La chaîne est en chanvre ou en lin.
La trame est constituée de fines bandes de tissu. C’est un souci de récupération qui a motivé cette technique : on découpait de vieilles étoffes
afin de confectionner une nouvelle pièce de tissu, la lirette servait généralement de tapis. La diversité des tissus utilisés donne à la lirette un aspect multicolore.
Cette technique de tissage, répandue en Saintonge, se retrouve également dans d’autres régions de France, ainsi qu’à l’étranger.
Libellés :
Lirette
Pays/territoire :
Nogent-sur-Marne, France
lundi 3 mai 2010
Lirette
Libellés :
Lirette
Pays/territoire :
Nogent-sur-Marne, France
lundi 15 février 2010
Tapis Serge
Libellés :
Serge
Pays/territoire :
Nogent-sur-Marne, France
jeudi 7 janvier 2010
Echarpe technique "Panama"
Libellés :
Panama
Pays/territoire :
Nogent-sur-Marne, France
mercredi 9 décembre 2009
Ceinture technique "Panama"
Libellés :
Panama
Pays/territoire :
Nogent-sur-Marne, France
dimanche 25 octobre 2009
Première réalisation : Sac (tissage Roue)
Libellés :
Tissage Roue
Pays/territoire :
Nogent-sur-Marne, France
vendredi 9 janvier 2009
mercredi 7 janvier 2009
jeudi 14 août 2008
vendredi 9 mai 2008
Le Tissage à la main en Normandie (DUBOSC)
DUBOSC, Georges (1854-1927) : Le
Tissage à la main en Normandie (1924).
Saisie du texte : S. Pestel pour la collection électronique
de la Médiathèque
André Malraux de Lisieux (21.IX.2006)
Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Courriel : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] obogros@ville-lisieux.fr
http://www.bmlisieux.com/
Texte relu par : A. Guézou
Adresse : Médiathèque André Malraux, B.P. 27216, 14107 Lisieux cedex
-Tél. : 02.31.48.41.00.- Fax : 02.31.48.41.01
Courriel : mediatheque@ville-lisieux.fr, [Olivier Bogros] obogros@ville-lisieux.fr
http://www.bmlisieux.com/
Diffusion libre et gratuite (freeware)
Orthographe et graphie conservées.
Première parution dans le Journal
de Rouen du 10 février 1924. Texte établi sur l'exemplaire de la
médiathèque (Bm Lx : norm 1496) de Par-ci, par-là : études
d'histoire et de moeurs normandes, 4ème série, publié à Rouen chez
Defontaine en 1927.
Le Tissage à la main en Normandie
Par Georges Dubosc
Une vieille maison de toiles et
de blanc bien connue à Rouen, la maison Renard et Carrière, a eu, un jour,
l’ingénieuse idée de faire revivre, dans une vitrine de son étalage, rue de la République , l’ancienne
industrie du tissage à la main, jadis si florissante en Haute-Normandie. Dans
un cadre campagnard et pittoresque, avec son « vaisselier » garni d’assiettes
fleuries, son horloge normande, ses murs en bauge, où se détachent quelques
gravures populaires, le métier à tisser avec ses lames et son ensouple
évoque une industrie rurale dont les développements furent des plus
intéressants.
Le métier exposé sert au tissage des fils de lin, mais le tissage à la main se répandit surtout dans les campagnes et dans le Pays de Caux, quand le négociant Delarue - auquel Pierre Giffard voulait qu’on élevât une statue en or - eut fait filer 40 balles de coton, avec une chaîne de soie, bientôt remplacée par une chaîne de lin. Ne fut-il pas aussi l’inventeur de ces « siamoises » qui furent les premières rouenneries, répandues bientôt dans le monde entier, les Flandres,
Débordés par les commandes venues de toutes parts, c’est alors que l’industrie dut recourir, pour le filage et le tissage, à la main-d’oeuvre campagnarde. Mais ce ne fut pas sans mal, sans une lutte incessante. Les propriétaires campagnards, les fabricants des villes ne voyaient pas d’un bon oeil les villages ruraux se dégarnir de laboureurs, de journaliers et de domestiques. « On ne trouvait plus d’ouvriers pour réparer les granges, plus de vachers ou de bergers », si bien que les fermes étaient « désertes de bestiaux ». Par tous les moyens possibles, le Parlement protesta contre cet abandon de la terre par les ouvriers agricoles. Il alla même jusqu’à proposer « de faire défense dans la campagne de carder et de filer aucuns cotons, même de fabriquer aucunes étoffes ». Par contre, l’administration soutint les fabricants et les ouvriers agricoles et s’opposa aux mesures trop draconiennes proposées par le Parlement, trouvant qu’il y avait intérêt à diminuer les prix de revient des objets fabriqués et à garder les bras nécessaires pour assurer la moisson.
Tous ces artisans campagnards, vers 1780, au beau temps de l’industrie textile, étaient surtout des fileurs et des fileuses au rouet, et leur nombre dépassait de beaucoup celui des tisserands. Des 188.217 personnes rémunérées par la toilerie aux environs de Rouen, presque toutes étaient occupées à filer, surtout les femmes, les enfants, les infirmes qui n’avaient point besoin d‘apprentissage pour exercer ce métier. Les tisserands étaient donc moins nombreux et formaient un peu l’aristocratie du métier, mais ils étaient partout répandus dans tout le Pays de Caux. Arthur Young, à la veille de
La disparition de la filature du coton à domicile, remplacée par le machinisme, venu de chez nos bons amis les Anglais, n’entraîna pas immédiatement la disparition du tissage à la main. Tout au contraire. La production des filés ayant augmenté, le tissage à la main augmenta en proportion. Les étoffes, par suite, devinrent plus belles et surtout plus variées. On en vint à imiter les tissus des Indes, à perfectionner le calicot, le madapolam. Yvetot, capitale du pays de Caux et les lieux circonvoisins, Autretot, Veauville-les-Baons, Bolbec, connurent alors une ère de prospérité extraordinaire.
Mais elle ne se maintint pas toujours, et, au cours du dix-neuvième siècle, le tissage à la main, dans les campagnes normandes, eut à subir bien des alternatives et des crises. La paix d’Amiens, en 1802, avait ramené l’activité et maintenu les salaires. La reprise des hostilités contre l’Angleterre, le blocus du Havre, interdirent l’arrivée des cotons en Normandie, en même temps qu’ils privaient notre industrie textile de ses débouchés aux Antilles, où se vendaient aux noirs tant de siamoises et de beaux madras. L’exportation des toiles bleues et des guinées, des gingats sur la côte d’Afrique, si active avant
Pendant toute la durée de l’Empire, la production redevint considérable, même réduite au marché français, à cause du Blocus continental, interdisant presque partout en Europe les produits anglais : tout au plus si les innombrables guerres raréfièrent la main-d’oeuvre et dut-on, pour remplacer les solides gars cauchois enrégimentés dans les armées napoléoniennes, employer les femmes et les enfants, qu’on se disputait alors à coups de salaires. En 1814, dit Sion, dans sa belle étude Les paysans de
Pendant une longue période, le tissage à la main, industrie familiale, s’étendit de plus en plus dans la campagne normande, mais eut à subir quelques crises, de 1830 à 1832, au moment de l’épidémie de choléra qui raréfia la main-d’oeuvre, surtout dans les villes ouvrières, en 1839, en 1842 et aux approches de
A quel nombre, pendant ces moments de prospérité, s’éleva le chiffre des tisserands ? C’est une question assez difficile à résoudre, parce qu’on confond généralement, dans les statistiques, tous les ouvriers du coton, les fileurs et les tisserands.
A la fin de 1833, P. S. Lelong, dans ses Aperçus historiques sur l’industrie cotonnière, avance qu’il y avait, dans
Comment étaient particulièrement répartis les tisserands à la main, en dehors des centres de filature ? La plus grande partie occupait tout un large quadrilatère, qui correspond actuellement à la plus grande partie du Pays de Caux. Il était limité par la mer, au Nord ; par la route de Fécamp à Bolbec, à l’est ; par une ligne allant de Bolbec jusqu’à Yvetot et à Tôtes, au sud, et une ligne remontant de Tôtes jusqu’à Dieppe, à l’ouest. Pas une bourgade où, au beau temps du tissage à la main, on n’entendît claquer la navette. Un tiers des habitants de ces villages cossus et riches alors dépendait de l’industrie textile.
Dans le reste du département, le tissage à la main était moins répandu. A l’extrémité du département, dans ce qu’on nommait au Moyen-Age, le grouin de Caux, il n‘y avait que cinq ou six communes, comptant une centaine de tisserands. Rien dans le canton de Montivilliers. A l’Est, dans le pays de Bray, dans les vallées de
Par une anomalie qui s’explique, autour de Rouen, il n’y avait que peu de tisserands à la main. Ceux-ci, étant généralement alors mal payés, préféraient être ouvriers fileurs dans les manufactures de Rouen, de Maromme, de Pavilly, où les salaires étaient plus élevés. L’introduction des chemins de fer, d’autre part, et l’établissement des principales lignes ferrées dans le département, n’eut aussi aucune influence sur la distribution des centres ruraux de tissage à la main et sur la multiplication des métiers à tisser. L’expansion des tisserands au métier dans le pays de Caux, avait été due surtout au « roulage » facile sur un pays plat, sillonné de bonnes routes dans tous les sens et aussi au peu de poids des étoffes transportées.
Quelle était la vie du tisserand campagnard, lors de l’apogée du tissage à la main dans les campagnes ? A l’époque du filage au rouet, dont nous avons parlé, l’union du travail des champs et du travail industriel était complète. Elle le fut moins, avec le tissage à la main.
Le prix d’un métier n’était pas très cher, 100 à 150 francs à Rouen en 1836, mais il était plus cher cependant que l’achat d’un rouet. De plus, il fallait au moins, d’après les Mémoires de l’ouvrier Noiret, un an d’apprentissage pour acquérir une véritable habileté technique.
Ce sont ces deux conditions qui créèrent peu à peu une classe d’artisans distincte de la classe agricole. Le tisserand n’était pas un ouvrier accidentel comme on est porté à le croire, c’était bien un ouvrier spécialisé. Quelques journaliers demandaient bien à l’industrie cotonnière un supplément de ressources, mais c’était la minorité. En 1851, dans le canton de Fauville, d’après les tableaux de recensement, ces ouvriers « à deux mains » étaient 210 contre 3.600 tisserands, fileuses, trameurs et trameuses de profession. Le tissage n’était donc pas une industrie de secours, un métier d’hiver, mais le gagne-pain de l’année. Tout au plus le tisserand cauchois abandonnait-il son métier pendant la moisson, où il se transformait en aoûteux, du mois de juin ou d’août jusqu’en octobre. Ces mois passés au grand air et au soleil étaient, pour eux, une station, une halte dans leur métier, presqu’un repos, sans compter qu’ils procuraient quelques profits en dehors de leurs salaires.
Plusieurs économistes, comme Sion, comme Levainville, dans son beau livre sur Rouen, ont décrit la vie intérieure et l’habitation du tisserand campagnard.
« Aux environs d’Yvetot ou d’Héricourt, les maisons allongées, dit Sion, se terminent par une pièce plus éclairée que les autres. Le jour entre par d’étroites ouvertures, ménagées entre les poutrelles verticales qui soutiennent les murs de pise. Ces verrines sont la marque distinctive de la maison du tisserand. Pour garder aux filés l’humidité, sans laquelle ils casseraient à chaque instant, il n’était pas obligé de mettre son métier dans une cave, comme dans certains villages du Cambrésis. L’air du pays de Caux n’est jamais trop sec. La maison où il travaillait était donc de plain-pied avec le reste. Sur l’aire de terre battue, au-dessous des grosses lampes qui éclairaient les veillées laborieuses, il y avait souvent place pour deux métiers au moins. Toute la famille du tisserand était, en effet, associée à son travail. Tant que le soin de ses enfants ne la réclamait pas impérieusement, la femme fabriquait les étoffes, calicots, mouchoirs, dont la confection exige le coup de balancier le moins vigoureux. Les enfants même étaient occupés à dévider les écheveaux de fils de trame et à les enrouler sur les fuseaux de la navette, que, dès 10 ou 11 ans, garçons ou filles apprenaient à lancer, suivant un manuscrit de l’ouvrier Bion, conservé à
En passant, indiquons qu’en Angleterre, dès le XVIIIe siècle, l’industrie textile domestique entraîna la pire exploitation de l’enfance. Malgré tout, si puissante est la force d’épargne paysanne, que les tisserands à la main, surtout sous le premier Empire, parvinrent à devenir propriétaires de leurs maisons ou d’une petite ferme ; de même aussi, vers 1834, quelques tisserands de laine, aux environs d’Elbeuf. Enfin, on signale l’association de quelques paysans, dans le canton des Loges ou de Montivilliers, pour l’acquisition de petits domaines où ils cultivaient le lin, qu’ils rouissaient, teillaient, filaient et tissaient. Mais cette union de la culture et de l’industrie fut toujours rare chez le tisserand de cotonnades et de rouenneries.
L’un des agents essentiels de cette organisation du travail dans les campagnes était le porteur. C’était un type mi-paysan, mi-ouvrier, très curieux, très gai, très « allant », aujourd’hui à peu près disparu et qu’on ne retrouve plus que dans quelques croquis ou lithographies d’Hippolyte Bellangé. C’était le messager souvent courtier et cultivateur, qui venait chaque semaine chercher dans les dépôts des fabricants, les chaînes, les tissures, souvent fabriquées dans les vieux logis à étentes de la rue Eau-de-Robec, pour les distribuer aux tisserands cauchois. Avec une probité proverbiale, il rapportait ensuite les pièces confectionnées aux fabricants en gros. Ils avaient leurs habitudes, leurs coutumes, leurs traditions. Ils correspondaient entre eux, par des coups de fouet sonores qui retentissaient sur les routes. Eugène Noël, qui avait connu toute cette vie des rouliers et des porteux cauchois, avait même recueilli quelques-unes de leurs chansons de route, et il a décrit d’une façon très colorée, l’arrivée des porteux du Pays de Caux, la veille du vendredi, dans les grandes halles aux toiles et aux rouenneries de
Le progrès mécanique devait entraîner la disparition du tissage à la main. Chose curieuse, le premier tissage mécanique, composé d’une cinquantaine de métiers, fut monté à Fécamp, et en 1834, il y avait déjà, dans
Dès 1854, le préfet Le Roy affirmait que « le tissage à la main était condamné à disparaître, bien qu’il luttât en désespéré contre l’industrie des manufacturés ». Contrairement à ce qu’on aurait pu penser, la grande crise cotonnière de 1863 fut plus désastreuse pour la filature que pour ce tissage individuel, et encore, en 1873, d’après Corneille, le nombre des métiers à la main dépassait celui des métiers mécaniques, 60.000 contre 12.764. Peu à peu cependant, la décadence s’accentua avec les nouveaux produits de Roanne et de Roubaix, qui venaient concurrencer nos rouenneries sur le marché colonial ; le tissage du lin disparut aussi à cette époque du canton de Montivilliers. Les statistiques relevées par Sion montrent que dans le canton de Yerville, on trouvait en 1906 : 17 ouvriers à Etouteville, au lieu de 150 en 1863 ; plus un seul à Ancretiéville-Saint-Victor et à Saint-Martin-aux-Arbres, au lieu de 1015 ; un seul à Vibeuf au lieu de 3.801. A cette époque, Gustave Hutu, dans son Rapport sur l’industrie textile à Yvetot, fixait à 14 francs environ le salaire des bons ouvriers tisserands par semaine, pour un travail de 12 heures par jour.
La disparition des tisserands n’est pas encore complète et il y a toujours des métiers aux environs d’Yvetot, dans quelques communes où l’on façonne encore parfois des burnous, des haicks, des mouchoirs, des ceintures orientales. Parfois encore quand les autos ralentissent un peu dans la traversée d’un village cauchois isolé, on entend encore le bruit de la navette qui résonne. L’électrification départementale ne peut-elle apporter quelque modification dans cette industrie familiale ?
vendredi 18 avril 2008
mercredi 16 avril 2008
Belle Photo
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Nogent-sur-Marne, France
Grain d'orge (une possiblité), essai

Autres essais :
Dans le " Manuel de tissage à la main" de Ulla Cyrus-Zetterström, j'aime bien consulter ce manuel, traduit par Gilbert Delahaye car pour moi c'est qq1 qui avait notoriété dans le milieu du tissage en France,
P.45, armures " grains d'orge", sur un fond d'armure toile, les "grains d'orge" sont des groupes de "flottés" régulièrement distribués, soit en chaîne soit en trame ou les deux...
L'armure la mieux référencée est
2 1 2 1
2 3 2 3
4 3 4 3
2 3 Les flottés sont distribués en chaîne et en trame dans un rapport de 14 fils.
Il faut pédaler, départ 13 - 12 13 12 13 - 24 13 24 - 34 24 34 24 - 13 24 ...
ça veut dire qu'il y a des plages de point toile entre les flottés.
Pas concluant, nous ne voyons pas le grain d'orge ?!!!....
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Nogent-sur-Marne, France
mercredi 12 décembre 2007
mercredi 5 décembre 2007
Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers. Diderot Alembert
Titre : Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers. Tome quatorzième, Reggi-Sem / par
une société de gens de lettres ; mis en ordre et publié par M. [Denis]
Diderot,... et quant à la partie mathématique, par M. [Jean Le Rond]
d'Alembert,..
Éditeur : Briasson (Paris)
Éditeur : David (puis)
Éditeur : Le Breton ()
Éditeur : S. Faulche ()
Date d'édition : 1751-1765
Contributeur : Diderot, Denis (1713-1784). Éditeur scientifique
Contributeur : Alembert, D' (1717-1783). Éditeur scientifique
Type : monographie imprimée
Langue :
Français
Format : 168 microfiches de 98 images ; 105 x 148 mm
Format : application/pdf
Droits : conditions spécifiques d'utilisation - Microformes et reprints
Identifiant :
ark:/12148/bpt6k50546p
Source : Bibliothèque nationale de France
Relation : Notice d'ensemble : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb35153871q
Description : Collection : Archives de la linguistique française ; 118
Provenance : bnf.fr
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